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01/10/2018

Cerveau et comportement

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(Photo- La vitrine)

L’émotion, la cognition et le comportement forment le triangle d’or des neurosciences sciences cognitives, qui se proposent d’expliquer la personne humaine par la connaissance du cerveau. Mais nous savons que déjà la philosophie, l’art, la littérature ont porté, au fil des siècles, une réflexion constante sur l’homme en tant que corps, âme, esprit, être de parole et de relation.

Spinoza : « L’âme est un certain mode déterminé du penser et ainsi ne peut être une cause libre, autrement dit, ne peut avoir une faculté absolue de vouloir ou de non vouloir ; mais elle doit être déterminée à vouloir ceci ou cela par une cause, laquelle est aussi déterminée par une autre, et cette autre l’est à son tour par une autre, etc. »

E.M. Cioran : « N’importe quel malade pense plus qu’un penseur. La maladie est disjonction, donc réflexion. Elle nous coupe toujours de quelque chose et quelquefois de tout. Même un idiot qui éprouve une sensation violente de douleur dépasse l’idiotie ; il est conscient de sa sensation et se met en dehors d’elle, et peut-être en dehors de lui-même, du moment qu’il sent que c’est lui qui souffre. Semblablement, il doit y avoir, parmi les bêtes, des degrés de conscience, suivant l’intensité de l’affection dont elles pâtissent. »

« Penser, c’est courir après l’insécurité, c’est se frapper pour des riens grandioses, s’enfermer dans des abstractions avec une avidité de martyr, c’est chercher la complication comme d’autres l’effondrement ou le gain. Le penseur est par définition âpre au tourment. »

« Depuis toujours je me suis débattu avec l’unique intention de cesser de me débattre. Résultat : zéro. Heureux ceux qui ignorent que mûrir c’est assister à l’aggravation de ses incohérences et que c’est là le seul progrès dont il devrait être permis de se vanter. »

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01/09/2017

La recherche actuelle

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(Photo- Soleil et nuages)

Est-ce que les pratiques bouddhistes peuvent nous aider à surmonter l’insatisfaction? (Can buddhist practices help us overcome the biological pull of dissatisfaction ?)

Les humains sont-ils programmés dans leur cerveau à être perpétuellement insatisfaits? L’auteur Robert Wright, qui enseigne l’interface de la biologie évolutive avec la religion, croit que oui. Il observe que les gens cherchent le plaisir plutôt que la souffrance, ce qui mène à la conclusion que les humains sont le plus souvent insatisfaits. « Nous voulons toujours quelque chose de plus, quelque chose de différent, nous ne sommes pas destinés, par la sélection naturelle, à être heureux. » Certaines pratiques bouddhistes peuvent aider les humains à éviter d’être tirés par le biologique vers l’insatisfaction. « Je crois que la méditation pleine conscience est presque une rébellion contre la sélection naturelle. Certes, la sélection naturelle est le processus qui nous a créés, qui nous a donné des valeurs. Elle a programmé les animaux en général à être insatisfaits de manière récurrente, sinon ils n’auraient pas pu transmettre les gènes et évoluer. Par la pratique de la pleine conscience, nous pouvons ne pas fuir les émotions négatives, mais les affaiblir ».

Quels facteurs forment notre empathie? (Which Factors Shape our Empathy ?)

L’empathie affective se réfère à des émotions innées qui surgissent quand d’autres expriment leur émotion. L’empathie cognitive se réfère à notre compréhension des émotions des autres. Les deux sont soutenues par des voies distinctes dans le cerveau et surgissent à des moments différents. Elles peuvent interagir pour s’influencer réciproquement. L’empathie affective et cognitive influencent et sont influencées par d’autres systèmes biologiques et processus qui contribuent quotidiennement à nos sentiments, pensées, croyances, décisions, comportement. Les grands lecteurs sont toujours empathiques, les femmes semblent avoir une meilleure empathie affective que les hommes, les adultes sont plus empathiques que les jeunes générations. Existe-t-il une corrélation entre le revenu et l’empathie ? Cela n’est pas clair, mais des études menées suggèrent que l’empathie décline en général à mesure que les revenus augmentent.. Notre niveau d’empathie semble être formé par des facteurs comme le genre, l’âge, les rôles que nous avons eus dans notre famille d’origine. Mais l’empathie est aussi une compétence que nous pouvons développer avec un peu d’effort.

 

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29/06/2017

Minimiser les expériences douloureuses

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(Photo- Vue de Nice, à Cimiez)

Cette pratique hebdomadaire se veut pragmatique. Il ne s’agit pas de nier ou d’éloigner les expériences désagréables ou douloureuses. Il s’agit de l’effet sur le corps, l’esprit, la relation avec ces expériences, et la mise en place de moyens pour les gérer et se défaire de leur enchevêtrement. Nous pouvons traiter avec gentillesse et douceur la base biologique de notre conscience (comme dit le poète Mary Oliver, « the soft animal of the body »), la protéger et l’apaiser, comme on fait avec un ami cher.

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10/04/2017

Activité Erasmus+

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(Photo -Avril 2017)

Activité Erasmus+ proposée pour 2017

« Chaque personne représente une histoire à raconter »

 Techniques et pratiques narratives

 A.  Intervention

L’approche narrative considère que ce sont nos récits sur notre expérience qui donnent forme à notre vie et à notre identité. Cela s’applique aux individus et aux organisations également. 

Le récit est un mécanisme universel. Par l’expérience et le souvenir, la mémoire construit notre personnalité et garantit notre identité, mais notre intelligence émotionnelle est aussi une intelligence narrative. Tout le bonheur et tout le malheur humain prennent la forme de l’action. Une histoire (vécue, lue, entendue) est le récit cohérent d’une expérience émotionnelle ou l’imitation d’une action complète formant un tout.

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