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cerveau - Page 5

  • Le Sujet aimant

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    Bonne Année 2019! 

    « Le cerveau humain n’a pas été fait pour être heureux, mais pour apprendre. C’est pourquoi l’expérience d’un apprentissage réussi fournit la plus grande quantité d’hormones responsables du bonheur. » (Viktor Frankl)

    Dans un entretien accordé à la revue Psychologies (Juillet-Août 2016), le généticien Axel Kahn formule autrement la même idée : Nous n’avons pas de capacité génétique au bonheur. On naît avec un génome humain, on est biologiquement humain, c’est une caractéristique innée. Mais la plus grande de nos propriétés innées dont nous avons hérité avec ce génome, c’est celle d’acquérir, d’apprendre. Etre humain pleinement, c’est donc épanouir, autant qu’on le peut, cette fantastique aptitude au contact des autres humains. La capacité d’apprentissage est présente chez les animaux non humains aussi, mais beaucoup plus limitée. Pour édifier un psychisme humain, l’autre est indispensable. Nous avons tous la capacité à reconnaître la profonde réciprocité entre l’autre et nous, et cela fait le caractère universel de l’aptitude à la pensée morale. Mais c’est toujours le principe de réciprocité qui peut nous entraîner à ne pas être bienveillant, à être injuste, à nier l’autonomie de l’autre. Dès lors, être humain pleinement introduit l’autre comme l’une des finalités de l’existence, on peut dire sa seule finalité incontestable.

    Selon le généticien, l’idée du développement personnel est le pire des égotismes modernes. Si nous nous enrichissons mais nous ne voulons rien faire de ces richesses, si nous ne les partageons pas, nous les perdons. Une richesse intérieure qui n’est pas partagée ne sert à rien. Celui qui la possède ne peut pas en profiter pleinement. Nous vivons dans une société qui focalise tout sur l’injonction de nous épanouir par nos propres moyens. Chacun devient maître de son destin, n’est lié à l’autre que par les contrats qu’il peut être amené à passer avec lui, rien de plus. L’injonction à mener un destin individuel amène à un échec obligatoire, à une frustration. Depuis la nuit des temps, d'ailleurs, il n’y a pas un seul poète, un seul romancier, un seul philosophe, un seul psy, à considérer que le bonheur soit accessible sans l’autre. Bien entendu, ce n’est pas le cas de toutes les démarches de développement personnel, qui peuvent être tournées vers autrui, ni celui des auteurs engagés dans une recherche spirituelle, qui entendent se développer de différentes manières, par la méditation ou la spiritualité, pour avoir plus à apporter aux autres.

    Nous n’avons pas de capacité génétique au bonheur, nous avons une capacité génétique à être humain. Cela nous fait préférer le bien-être au mal être, la sérénité au stress. Dès lors, si être bons, généreux, nous était désagréable, nous ne le serions tout simplement pas. Même l’altérité la plus empathique exige qu’on en éprouve une certaine forme de plaisir. Le substratum de bonheur est en partie obligatoire à toute forme d’action. Dans une définition à valeur générale, le bonheur est l’adéquation entre le ressenti et l’aspiration. Autrement dit, si les saints avaient horreur d’être saints, ils ne le seraient pas. 

    Voici plus loin: trois notes antérieures sur le rôle de la mémoire dans notre relation à l’autre et dans notre recherche du bonheur, et sur le récit, comme l’une des formes les plus universelles et les plus puissantes du discours et de la communication humaine (La mémoire et le regret ; La mémoire ; Les bons récits); en PDF mon texte Le Sujet aimant au Moyen Age. (Les attitudes amoureuses illustrées dans la littérature courtoise ne sont que l'illustration de l'effet que l'amour peut avoir sur les comportements, dans ce sens qu'il exprime la construction de l'être humain, la structuration du Sujet aimant. Situer l'amour courtois au niveau du langage revient à éclairer la psyché médiévale dans la perspective de la structure psychologique de l'être humain.)

    Photos: 1. La revue Trames,1995. 2. L'illustration Christine de Pisan donnant une leçon à quatre hommes, XVe siècle, dans mon Carnet d'adresses des Dames du temps jadis (1995)

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  • L'humour est un signe d'intelligence

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    (Photo- A Cimiez

    Albert Einstein avait l’habitude de dire que son intelligence était due à son humour d’enfant. De nombreuses études ont mis en évidence le lien entre l’humour et l’intelligence. Des chercheurs ont découvert récemment que les personnes amusantes, particulièrement celles qui apprécient l’humour noir, ont un QI plus élevé que les personnes moins drôles. Ils montrent que pour traiter et produire l’humour, on a besoin également de compétences cognitives et émotionnelles. Les personnes drôles ont une intelligence verbale et non-verbale plus élevée, elles ont moins de troubles et sont moins agressives.

    Les personnes qui ont de l’humour ne sont pas simplement intelligentes, elles sont aussi une compagnie très agréable. Un solide sens de l’humour est lié à une intelligence émotionnelle élevée et représente une qualité préférée chez un partenaire (elle semble plus élevée chez les hommes). Les psychologues évolutionnistes décrivent l’humour comme un trait génétique qui indique la forme du mental et l’agilité intellectuelle des éventuels partenaires. Dans des études consacrées à l’attirance, hommes et femmes considèrent que les individus drôles sont plus attirants, et que l’humour est l’une des plus importantes qualités chez un partenaire à long-terme.

    En psychologie, on emploie le terme « style d’humour positif » pour caractériser les personnes qui ont recours à l’humour pour mettre en valeur les relations et réduire les conflits. Ce type d’humour est associé à la satisfaction relationnelle, à l’extroversion et à l’estime de soi élevée. Avoir une perspective humoristique de la vie est aussi une excellente stratégie de gestion. Cela aide à mieux gérer le stress et l’adversité. Les styles d’humour noir, plus négatif -comme l’ironie, le sarcasme, l’autodérision – n’offrent pas les mêmes bénéfices. Au contraire, ils ont tendance à aliéner les personnes et sont plus souvent associés à l’humeur dépressive et à la violence.

    Les personnes drôles font rire les autres, mais aussi et surtout, elles se font rire. La neurobiologie montre que le rire produit des modifications dans le cerveau, ce qui explique probablement le lien entre l’humour et l’intelligence. Ressentir des émotions positives, comme la joie, le divertissement, le bonheur, augmente le niveau de dopamine dans le cerveau. La dopamine nous fait nous sentir formidablement bien, mais elle ouvre « les centres de l’apprentissage » dans le cerveau, ce qui stimule et développe davantage de connexions neuronales. Par conséquent, nous aurons plus de flexibilité et de créativité dans notre processus de raisonnement, et nous trouverons mieux et  plus vite des solutions. Cela accélère aussi notre mémoire de travail.

    L’évidence montre qu’en réalité l’humour agit sur les perspectives de la confiance, de la compétence et du statut, ce qui rend les individus drôles plus influents. L’humour rend les gens attentifs, il facilite la communication des messages et l’apprentissage. Il constitue un outil puissant que beaucoup de leaders de succès utilisent afin d’améliorer la cohésion de l’équipe et la culture de l’organisation. Des études sur les organisations positives montrent que plus nous sommes détendus au travail, plus nous sommes productifs et moins nous courons le risque du burn out.  

    Le cercle vertueux dont parle la théorie du « broaden and build » (« élargir et construire ») consiste en l’amélioration du bien-être, puisque ressentir des émotions positives à travers l’humour modifie nos pensées, actions et réponses physiologiques. Dans le domaine de l’éducation, l’humour est une aide efficace à l’apprentissage. Des cours dispensés avec humour sont appréciés par les étudiants, qui ont ainsi une meilleure compréhension et mémorisation du sujet traité.

     

    Références : Being funny is a sign of intelligence, according to science (dans le corps de l’article d’origine on peut trouver des liens à quelques études  -dont deux en format PDF).

    N.B. Vous pouvez retrouver d'autres notes autour du même sujet, plus ou moins, en tapant le mot "humour" dans la case Rechercher, colonne de gauche. 

  • Pour une relecture (1)

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    (Photo -La Promenade du Paillon, Nice)

    Les études mettent de plus en plus en évidence le rapport entre le bien-être individuel et un environnement sain.. Les nouvelles psychologies 

    Comprendre le fonctionnement du cerveau pourrait nous aider à développer des comportements plus adaptés, vers plus de bien-être, de meilleures relations et plus de bonheur. Nous pouvons recâbler notre cerveau en nous appuyant sur nos forces intérieures..Les idées qui font du bien

    L’idée de vivre pleinement à présent pour mener une vie satisfaisante et qui ait du sens n’est pas nouvelle. C’est le philosophe écrivain Alain Watts qui, il y a plus de cinquante ans, rendait public le concept de vivre en présence, concept dont les racines se trouvent dans la sagesse orientale et qui enseigne comment traverser la vie éveillé et en habitant notre expérience.. Nouvelles spiritualités

     

     

  • Astuces basiques de notre cerveau

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    (Photo- Chemins de Fer de Provence, Nice)

    Il existe des milliers de techniques psychologiques pouvant nous aider à nous sentir mieux et à apprendre à nous réjouir de chaque nouvelle journée. Voyons ce qu’en dit notre corps lui-même, d'après les neuroscientifiques qui, eux, savent parfaitement quand et pourquoi notre cerveau nous fait éprouver une sensation de satisfaction.  

    Apprendre à dire merci. Lorsque nous remercions une personne, ou le destin, pour quelque chose, nous nous concentrons sur les aspects positifs de la vie. Des études menées ont montré la relation qui existe entre la gratitude et le bien-être subjectif. La pensée reconnaissante améliore l’humeur, la gratitude étant un trait affectif important pour le bien-être subjectif. Les souvenirs agréables déclenchent la production de sérotonine dans la région du cortex antérieur cingulaire. Cette technique est souvent utilisée dans le traitement de la dépression.

    Résoudre un seul problème à la fois. Notre cerveau n’arrête jamais de chercher des solutions à chaque problème qui nous préoccupe, ce qui lui fait dépenser énormément d’énergie. C’est pourquoi, quand le cerveau fatigue et que le problème n’a pas trouvé de solution, nous nous sentons anxieux et agacés. D’autre part, pour chaque décision réussie, notre cerveau se gratifie lui-même avec une dose de neurotransmetteurs qui apaise le système limbique, et nous aide, encore une fois, à regarder le monde sous un meilleur jour. Il est donc réellement utile d’essayer de traiter un seul problème à la fois.

    Ne pas refouler les choses. Parler de ce qui nous tracasse. Traverser une situation désagréable ou pénible sans en parler, et parler de cette situation, les deux font appel à deux régions distinctes du cerveau. Dans cette dernière possibilité, les émotions négatives ont moins d’impact sur notre bien-être. Chaque fois que nous parlons d’une situation difficile, notre cerveau déclenche une production de sérotonine et réussit même à trouver à cette situation des côtés positifs.

    Toucher et embrasser. Pour les humains, l’interaction sociale est vraiment importante. Différentes formes de soutien physique, toucher et embrasser, peuvent accélérer le rétablissement après une maladie. Si nous enlevons l’interaction tactile de notre vie, notre cerveau va percevoir cette absence de la même manière qu’il perçoit la souffrance physique, parce que les mêmes régions dans le cerveau s’activent dans les deux cas. En revanche, cela déclenche le processus qui affecte notre humeur et contribue au développement de la dépression.

    Apprendre, apprendre, et encore apprendre. Pour le cerveau, acquérir des connaissances signifie s’adapter constamment à un environnement en changement. Par ce processus, notre cerveau se développe et il récompense avec de la dopamine, l’hormone de la joie, ses propres efforts pour absorber et pour traiter l’information nouvelle. Si nous souhaitons être heureux, n’hésitons pas à apprendre des choses nouvelles.

    Faire du sport. L’activité physique représente un stress pour le corps, mais dès que ce stress prend fin, notre corps reçoit une récompense: une dose d’endorphines, libérées par la glande pituitaire. L’effet ressemble à celui que procurent les opiacées (la morphine), qui diminuent la douleur et améliorent l’humeur. Nous n’avons pas besoin de courir le marathon pour arriver à ce résultat, même une marche banale peut faire des merveilles ! On sait que beaucoup d’écrivains et de compositeurs considèrent la marche comme indispensable à leur créativité.

    Essayer toujours d’avoir un bon sommeil. Pour cela, nous devons nous protéger les yeux avec un masque, afin que notre cerveau soit dans le noir et qu’il secrète de la mélatonine, une hormone qui ralentit les processus dans le corps, l’aidant ainsi à refaire et à améliorer le niveau de sérotonine dans l’hypothalamus. Si le cerveau détecte un changement dans l’éclairage, il déclenche et libère l’hormone du stress qui éveille rapidement le corps. Un bon sommeil dans le noir, de 6-8 heures par jour est important.

    Planifier des attentes agréables. Le processus d’attendre quelque chose d’agréable est similaire au mécanisme du réflexe salivaire. Notre cerveau en réalité fait l’expérience du plaisir simplement en anticipant l’événement agréable. C’est pourquoi nous sommes impatients de compter les minutes ou les heures qui nous séparent d'un moment spécial –un anniversaire, un mariage, rencontrer un ami, la fin d’une longue journée de travail…

     

    Adaptation de l’article: 8 tips from neuroscientists on how to become perfectly happy