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01/05/2020

Confinement et déconfinement

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(Photo crédit Claudiu N. -New York Central Station en Février 2020)

Avec 4 milliards de personnes dans le monde en confinement, nous sommes en train de vivre la plus large expérimentation psychologique jamais menée, et nous allons en payer le prix. Cela va avoir des effets en termes de burnout et d’absentéisme liés au stress qui se feront ressentir dans la seconde moitié de l’année 2020. La pandémie de Covid-19 est une période d’anxiété et d’incertitude, une période extrêmement critique. Agir dès maintenant pourrait diminuer les effets toxiques du confinement dus à la Covid-19. (Je vais opter pour "la" Covid-19, en accord avec cet article sur France Culture)


Au milieu des années 1990, la France a été l’un des premiers pays à adopter une approche révolutionnaire dans la gestion des conséquences des attaques terroristes et des désastres, en mettant en place une unité psychologique, une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMPS), en complément au champ médical. Dans ce deuxième post de triage, les victimes et les témoins qui n’ont pas été blessés physiquement reçoivent du soutien psychologique et sont examinés pour détecter des signes de traitement post-traumatique. Des protocoles recommandés par l’OMS sont mis appliqués (R-TEP, Recent Traumatic Episode Protocol et G-TEP, Group Traumatic Episode Protocol).

Depuis que la France a ouvert la voie il y a maintenant 20 ans, les manuels pour les situations d’urgence sanitaire recommandent cette approche visant l’existence de deux tentes : une pour les blessés et une pour soigner les traumas invisibles, psychologiques. Dans la gestion de la pandémie Covid-19, le monde se bouscule pour dresser un nombre suffisant de tentes pour soigner ceux qui sont infectés par le virus mortel et très contagieux (à New York, des hôpitaux de campagne dans Central Park), mais nous ne dressons pas la seconde tente pour l’assistance psychologique et nous allons en payer le prix dans les mois à venir, après la fin de ce confinement sans précédent, exactement au moment où nous aurons besoin de toute notre force pour faire démarrer l’économie mondiale. La charge mentale de la quarantaine et du confinement ne devrait pas être sous-estimée. Fin février, la revue The Lancet publiait une documentation de 24 études sur l’impact psychologique de la quarantaine en tant que « limitation de la liberté de déplacement des personnes ayant été potentiellement exposées à une maladie contagieuse ». Les conclusions nous offrent une image de ce que couvent des centaines de millions de foyers dans le monde.

En bref, et sans trop de surprise, les gens confinés développent un large éventail de symptômes de stress et de troubles psychologiques, comme : apathie, insomnie, anxiété, colère, irritabilité, épuisement émotionnel, dépression, syndrome de stress post-traumatique. L’apathie et l’irritabilité surtout figurent parmi les plus connues, d’après cette étude. Dans les situations où des parents sont en quarantaine avec leurs enfants, la charge de santé mentale devient encore plus élevée. Ainsi, 28% des parents en quarantaine - montre une étude- ont été avertis quant à la probabilité de développer un trauma lié au trouble psychologique. Parmi le personnel médical en quarantaine, presque 10% ont rapporté des symptômes dépressifs aigus, trois ans après la sortie de quarantaine. Une autre étude sur les effets à long terme de la quarantaine du SARS ( Severe Acute Respiratory Syndrome) au milieu du personnel infirmier a mis en évidence un risque majeur à long terme pour l’abus d’alcool, de l’automédication et du comportement d’évitement (des années après la quarantaine, des professionnels de santé évitent toujours d’être en contact avec les patients en ne se montrant pas au travail).

Les raisons du stress sont nombreuses dans le confinement : il existe un risque d’infection, la peur d’attraper la maladie ou de perdre des proches, tout comme la perspective d’un coup dur financier. Stress et anxiété sont souvent interchangeables, mais il est important d’observer que ce sont deux émotions différentes, avec deux fonctions différentes. Le stress est provoqué par une source connue et peut déclencher des émotions comme la colère, la tristesse, l’irritabilité, tandis que l’anxiété se définit comme une émotion de peur, de panique ou de sentiment de malheur qui peut très bien ne pas avoir un déclencheur connu. Là où la confusion apparaît, c’est quand le stress déclenche l’anxiété. La personne dont le corps va libérer des hormones de stress a le risque de développer un trouble anxieux. Les études récentes montrent de possibles connexions entre le stress chronique et l’anxiété et la dégénérescence de l’hippocampe, ce qui conduit au dysfonctionnement du cortex préfrontal. Gérer le passage du calme relatif à l’anxiété aiguë est difficile. Beaucoup de gens n’arrivent pas à se relaxer. Les résultats d’une étude de 2019 menée par Penn State University montrent l’impact négatif de la relaxation qui provoque l’anxiété (Relaxation-Induced Anxiety) -être relaxé, en fait, déclenche l’anxiété, les gens deviennent plus anxieux durant les exercices de relaxation. Le premier pas pour gérer est de savoir de quel type nous sommes. Pour certains, l’anxiété est situationnelle, comme, par exemple, le fait de parler en public, et elle se surmonte quand on est en situation. L’anxiété généralisée ne peut être gérée qu’en essayant de réécrire le modèle de raisonnement, de pensée qui la produit (car elle est produite par un certain modèle de pensée).

Il faut se rappeler que l’anxiété est une part inévitable de notre vie, qu’il est normal de la ressentir, que ce n’est pas quelque chose qu’il faut vaincre, mais quelque chose qu’il faut connaître et gérer. Dans le contexte actuel, d’isolement physique, se trouver seul face à ses pensées peut être plus pénible que jamais. Mais s’il faut rester chez soi et être submergé par des vagues d’anxiété, au moins apprendre à les gérer. Le premier pas est de reconnaître l’anxiété quand elle arrive, au lieu de l’ignorer et de la laisser augmenter. C’est-à-dire, en prendre conscience dès qu’elle signale sa présence dans notre cœur et dans notre cerveau. C’est une manière de détacher l’émotion, de la mettre en dehors de l’anxiété, ce qui permet de prendre un peu le contrôle, plutôt que de rester prisonnier d’une menace diffuse. Une fois reconnue, on peut explorer son origine, car l’anxiété est une réponse émotionnelle à une menace future anticipée. Confronter ses peurs procure un sentiment de soulagement. Une action appropriée contraint l’anxiété, et savoir ce que l’on est en train de faire va la calmer - c’est un fait prouvé scientifiquement, explique un article de Vox, en se référant aux travaux de Rick Hanson et d’autres spécialistes.

Tout cela, on peut le retrouver dans l’actuelle pandémie. Nous pouvons déjà constater un absentéisme important dans les pays en confinement. Les gens ont peur d’être contaminés sur le lieu de travail, et donc ils évitent le travail. Nous allons assister à une deuxième vague dans les prochains trois-six mois, quand nous devrons nous attendre à un pic important de burnout et d’absentéisme. Ces effets sont déjà connus, à partir de nombreux exemples, à commencer par l’absentéisme dans les unités militaires après le déploiement dans des zones à risque, les compagnies proches du Ground Zero, le 11 septembre, et les professionnels de santé dans des régions avec des épidémies d’Ebola, de SARS et de MERS (Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient). Le consensus des scientifiques concernant le suivi psychologique après les désastres et les crises majeures peut se résumer dans ces quelques règles de base : s’assurer que des mesures de premier secours sont mises en place et sont accessibles aux besoins de larges populations affectées ; diffuser aux gens des informations quant à l’impact psychologique inhérent et aux réactions au trauma s’ils sont intéressés à les recevoir, et s’assurer qu’ils comprennent qu’une réaction psychologique est naturelle ; lancer un site web spécifique qui traite des aspects psychologiques ; s’assurer que les personnes ayant des fragilités, des troubles, peuvent trouver l’assistance qu’il leur faut. En France, la Covid-19 vient d’être reconnue comme maladie professionnelle.

Une personne sur dix dans le monde souffre d’un trouble de santé mentale. Voici un exemple de plateforme de soutien psychologique mise en place en Belqique, Everyone OK . Un site du Service public de santé britannique présente les 14 façons de protéger notre santé mentale en temps de pandémie : se connecter aux autres par appels vidéo pour combattre l’isolement, soutenir les autres pour bénéficier aussi soi-même, partager ses propres inquiétudes et émotions, en sachant que les temps sont difficiles pour tous, accorder de l’attention à son bien-être physique et à son hygiène de sommeil et de travail, se concentrer sur les choses que l’on peut contrôler, chercher celles qui procurent un état agréable, gérer sa dose quotidienne d’information fiable, créer et adapter des routines positives, se fixer des objectifs, garder son esprit actif à l’aide des activités utiles, prendre le temps de se détendre en portant son attention sur le moment présent.. (Il existe des guides sur www.nhs.uk  -Mental welbeing audio guides et Every Mind Matters/Anxiety).

Les experts en santé mentale du monde partagent leurs vues communes en ce temps de pandémie. Premièrement, ils sont tous d’accord que les faits minimisent la peur, et donc il faut avoir accès aux faits. Ils disent avoir deux sources d’informations : l’OMS et leurs autorités nationales. Regarder toute la journée les titres qui défilent peut présenter un risque de surdosage d’information, dans lequel se glisse aussi la désinformation, et cela peut entraîner une spirale qui génère un état de panique. Il est important de revenir toujours à soi-même. Les professionnels de santé, eux aussi, ont du mal à gérer le stress et l’émotion, en plus, ils sont accablés par un sentiment d’impuissance (pas de matériel, pas de masques, etc.). Revenir à soi signifie être conscient de soi, distinguer entre ses propres émotions et celles des patients, et comprendre quelle est son empathie. Il est essentiel de penser la santé mentale comme une part de la réponse publique de santé à la Covid-19. Les gens qui sont vulnérables au stress pendant cette pandémie sont ceux qui avaient des problèmes de santé mentale, ou de dépendance de substances, ou étaient fragiles. Il ne s’agit pas seulement de protection contre la Covid-19, mais aussi de prévention du stress et de la peur pendant cet événement.

L’isolement social est associé avec une santé mentale précaire, disent les experts de Boston University of Public Health. En complément, le macro-stress de la société peut représenter une épreuve sociale excessive sur des populations spécifiques. Par exemple, il y aura des conséquences à moyen et à long terme pour les gens qui travaillent dans la vente ou les transports. Ajouter les pressions économiques va inévitablement conduire à une mauvaise santé mentale. Les experts de Boston ont noté également les effets de la quarantaine et du confinement sur la santé mentale -des symptômes de stress post-traumatique et de dépression (observés chez les habitants de Toronto confinés lors de l’épidémie de SARS en 2003). Beaucoup de gens utilisent la technologie pour gérer leur santé mentale, ce qui deviendra probablement plus fréquent et nécessaire que de pratiquer la distanciation sociale. Depuis les lignes d’assistance psychologique, aux applications de télémédecine, il existe plus de 3000 applications de santé mentale sur le marché, avec des degrés d’efficacité variable (en voici un qui relie les clients et les coaches en santé comportementale Ginger).

Les experts observent également l’importance de tourner les récits sur le nombre de morts en faveur des récits sur le nombre de patients guéris. En plus, il ne faut pas oublier les effets négatifs du langage stigmatisant. Les journalistes, les nouveaux distributeurs de biens et de services, mais les gens ordinaires aussi, peuvent aider à diffuser l’espoir et repousser la peur, en étant conscients des termes qu’ils emploient pour parler de la Covid-19. En définitive, un sens de l’espoir à l’intérieur de la peur peut permettre aux dirigeants et aux citoyens ordinaires de mieux coopérer, ce qui est un élément vital dans la défaite de cette explosion. (Articles sur https://www.weforum.org)

Il y a eu un confinement, et maintenant nous nous préparons pour un dé-confinement sous contraintes. Nous passons du stade de sidération à un long cours de notre confrontation avec les conséquences de la Covid-19. Il n’existe pas un niveau de la vie sociale qui ne soit impacté par la Covid-19, d’où la nécessité que chacun soit créatif pour s’adapter à cette nouvelle phase dans laquelle nous entrons. Pendant les semaines et les mois à venir, la peur et l’anxiété vont augmenter à mesure que nos vies vont continuer à être perturbées, et la distanciation sociale sera nécessaire. En tant que société, nous devrons travailler ensemble avec un sens de l’empathie. En tant qu’individus, nous devrons nous tenir informés des faits, rester en contact avec ceux que nous aimons et être bienveillants les uns envers les autres.

 Il faut que chacun se sente partie prenante et participe. En France, on a besoin de mettre en place une concertation avec la population civile, afin qu’elle permette de réorienter certains plans  -ce que l’on appelle la démocratie sanitaire, affirme Emmanuel Hirsch, Professeur d’éthique.

Vaincre la Covid-19 devra être un projet en commun, comme si la planète entière faisait la course pour arriver ensemble sur la Lune, écrit un article de New York Times, en passant en revue les réactions et les décisions des différents pays face à la pandémie. Il est certain que notre monde et nos vies ont été soumis à des changements et à des incertitudes sans précédent. Face aux nouvelles réalités du monde actuel, les paroles de réconfort semblent insignifiantes. La pandémie de Covid-19 a obligé et va obliger toutes les compagnies à prendre des mesures décisives dans de nombreux domaines, car il faudra préparer l’économie au rétablissement. Les effets conjoints du virus, tant sur notre vie privée que sur notre économie restent très dynamiques et imprévisibles, mais une chose est sûre : le niveau d’incertitude va augmenter en raison des ajustements des règles et des réglementations internationales, européennes, nationales. Néanmoins, cette crise inédite peut être regardée sous un autre angle, comme un catalyseur de changement positif, tant dans les échanges internationaux, que dans les relations humaines, interpersonnelles, et à un niveau individuel, en termes d’échelle de valeurs.

La pandémie ne passera pas facilement, et probablement pendant les prochains 2-3 ans, en attendant que chaque citoyen sur la planète puisse avoir un vaccin, les mesures de distanciation physique (terme préférable à celui de distanciation sociale), les masques, les gants, resteront les principaux moyens de protection. Mais les asymptomatiques, inconnus des autres et d’eux-mêmes, et porteurs du virus, seront à un moment donné perçus comme un risque majeur pour la santé des autres. Nous serons amenés peut-être à éviter les collègues, les voisins, les amis.. Nous ne pourrons nous débarrasser de cet héritage terrible du SARS-COV-2 qu’en testant massivement la population.

En ce moment, le nombre de chômeurs est en train d’exploser. Et la dégringolade se poursuit. Nous entrons dans un déconfinement progressif qui risque de durer. Selon Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et conférencier, après la crise due à la Covid-19, de nombreuses entreprises, à l’arrêt ou au ralenti maintenant, devront faire preuve de résilience. Le trauma concerne également les individus et les entreprises, donc la résilience, en tant que capacité à vivre, à réussir et à se développer en dépit de l’adversité, s’applique aussi aux entreprises. Elles devront changer leur façon de produire, d’organiser le travail, de manager.

 "Des épreuves comme celle que nous vivons actuellement, il y en a régulièrement depuis des siècles. À chaque fois, cela nous oblige à changer de manière de vivre, donc de consommer, d’échanger, de produire et de travailler.

Si l’on ne change pas de manière de vivre, on remet en place les conditions de la catastrophe : un mode de consommation et des transports internationaux qui répandent un virus aux quatre coins du globe et de la France, des entreprises inadaptées au confinement et à la distanciation sociale, des modes de production trop dépendants de l’importation/exportation et de la délocalisation. Statistiquement, la plupart des entreprises reprennent malgré les blessures et les échecs. Dans quelques mois, il y aura sans doute énormément de faillites, de petites entreprises qui ne pourront pas redémarrer, qui vont licencier, qui auront des dettes… Pour éviter cela, les autres seront obligées de s’adapter. Elles devraient probablement relocaliser leur production, réduire la part des importations dans ce processus, diversifier leurs activités, réorganiser les circuits de distribution en les ramenant à une échelle européenne plutôt que mondiale.

Les entreprises reverront aussi forcément leur organisation du travail : télétravail, horaires flexibles, autonomie des collaborateurs… tout ce qui aura été expérimenté pendant la crise avec plus ou moins de succès. (…) Pendant ce confinement, nombreux sont ceux qui découvrent qu’il est possible de travailler tout en prenant son temps. Avant cette période, j’avais par exemple des réunions, des cours et des conférences pratiquement tous les jours. Et soudain, je me suis retrouvé confiné, avec la possibilité d’aller à mon rythme, de travailler, de lire, puis de recommencer à travailler… Nous vivions jusqu’ici dans une culture du sprint. Nous étions toujours dans une course : vite se préparer le matin, vite sauter dans un train ou une voiture, vite travailler, vite manger… Sans avoir le temps de réfléchir, de rêver et de vivre l’instant présent. Maintenant, nous redécouvrons le silence, et nous réalisons que ce "sprint" n’était pas forcément nécessaire. Nous nous rapprochons aussi de nos familles, de nos collègues. Alors que nous sommes tous séparés par la distance, nous renforçons ou créons de nouveaux liens.

Nous prenons ainsi conscience de l’importance du lien social et de la solidarité, à tous les niveaux, notamment entre collègues. Nous constatons que la bienveillance est plus efficace que la quête de productivité. (…) Les relations humaines l’emporteront sur la recherche de la réussite professionnelle, l’addiction au travail et le surmenage. Et de cette période de confinement, émergera peut-être une nouvelle manière de vivre ensemble. Un maillage de future résilience pourra alors se tisser, dans la société, et dans les entreprises. (…) Ce confinement est une véritable situation d’agression psychologique. Pendant cette période, nous forgeons tous nos propres facteurs de résilience. Mais nous ne sommes pas tous égaux devant la résilience. Ceux qui avant la crise avaient acquis des facteurs de protection (confort matériel, culturel, affectif et familial) vont faire un effort mais surmonteront l’épreuve et pourront facilement déclencher un processus de résilience. D’autres sont plus fragiles, plus vulnérables, car ils ont acquis moins de ressources internes par le passé. Ils risquent de ruminer, d’être réellement traumatisés et de foncer droit dans le mur. Pour leur permettre de se relever, il leur faut des tuteurs de résilience. (…) Actuellement nous ne sommes pas encore dans la résilience, mais dans la résistance : nous affrontons un virus, nous avons peur pour nos proches, nous avons peur de perdre notre emploi, de voir notre entreprise couler…  Le mois dernier, nous étions un peu sidérés, hébétés, confus. Maintenant, nous organisons la résistance. Puis viendra le temps de changer de culture." (Courrier cadres)

 

 

       Suggestion de (re)lecture: Notre cerveau peut tout faire (Archives CEFRO)     

 

 

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